Premiers rendez-vous chaotiques

Alors que la machine se met (difficilement en route) les rendez-vous commencent, avec son lot de grosses déceptions.

L’idée première qui a lancé tout le traindéridéra et tralala, tient en un diagnostique qui n’en est pas vraiment un : trouble du comportement.

Qui que quoi où comment s’est arrivé ?

Là dessus, je m’attendais depuis déjà pas mal de temps à ce que le médecin reparle de ça, car nous tombions un an pile poil après ma première remarque sur certains faits et comportements difficiles à gérer : colères soudaines, violence non voulue, ennui, tristesse et euphorie extrême, langage et vocabulaire très fourni avant d’entrée en maternelle, mais attitude muette face à certaines questions, anxiété et nervosité permanente…

Désireuse d’attendre qu’une grosse période de deuil avec des conséquences très dures sur ma fille se passe avant d’en reparler, j’ai laissé passé le temps. Mais les choses ne sont jamais rentrée dans l’ordre comme je l’espérai sans doute au fond de moi sans y croire.

L’ennui et l’attitude à l’école s’est détériorée une fois de plus passé le premier mois de MS, l’une de ses maitresse l’appelant le petit papillon parce qu’elle ne se pose que quelques secondes, et ouvrant tout de suite le discours sur une précocité qu’il serait bien de prendre en compte. Discours qui ne sera jamais officialisé. De notre côté nous l’appelions plutôt le petit kangourou boxeur, et nous avions adopté le « ah, bah c’est A. quoi ! »

Après une attente pour avoir les résultats des évaluations, afin de voir si l’on pouvait envisager un passage MS>GS dans la même classe (classe à double niveau), cette solution n’a juste pas pu être proposée car les évaluations ont été donné bien trop tard. Cette idée nous était venue car elle ne parlait que des activités des grands, en disant qu’elle voudrait faire pareil et qu’en plus « c’est trop facile », et nous avons dû faire face à des collages d’exercices  » pas intéressant » sur la table directement, en signe de contrariété.

Hors école, le comportement devient bien trop difficile à gérer, pour la famille, comme pour les amis et tout simplement pour nous : la peur de l’emmener en public me fait de plus en plus stresser à l’heure de l’école et les sorties s’annulent toujours.

Apprendre à danser la carioca

Après plusieurs essais constructifs sur courts termes : tableau d’humeurs, gomettes de la journée, etc, nous avons enfin reçu une aide extérieure.

Seulement, voilà, on attends toujours beaucoup de l’extérieur, surtout quand on se sent si seul. Et qu’est-ce qu’on voudrait ? Une simple réponse, un mot, un nom, une phrase : « ah mais ne vous inquiétez pas, c’est jusque qu’elle a / qu’elle est  » et là tout s’éclaircirait.

Bien sûr dans notre monde ou il n’existent que deux types de licornes : les invisibles, et les chevaux avec un cornet de glace sur le front; forcément ça ne se passe pas comme ça. On nous promet de l’aide, on nous écoute, on nous donne des solutions (en passant d’abord par celles que vous avez déjà tentées pendant 2 ans), mais sans qu’on sache pourquoi.

Alors les rdvs s’enchainent : CMP, psychiatre, psychomotricienne… un bilan par çi, un groupe par là …

C’est à ce moments là que vous faites chaque jours un pas en avant, trois pas en arrière …

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s